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Histoire d'Israël - Terminologie et dates clé


Le terme « Palestine » fut privilégié par les Romains qui, après la révolte de Bar Kokhba vaincu par l'empereur Hadrien, sont désireux d'annihiler toute trace de vie juive au sein de cette partie du monde.

Ce nom renvoie à celui d'un peuple dont la Bible place la capitale à Gaza et dont elle fait un ennemi permanent des Hébreux, les Philistins.

Par la même occasion, les romains en 135 rebaptisent Jérusalem en Aelia capitolina.

L' usage géographique du terme désignait des territoires à l'Ouest et à l'Est du Jourdain.

Plus tard, le terme arabe (« Filastin ») désignait, de la conquête arabe jusqu'aux Croisades, une partie de la Palestine romaine que les Romains appelaient Palaestina Prima.

Après les Croisades, les Empires mamelouk et ottoman n'utilisaient pas le nom "Palestine" dans aucune forme, mais après la Première Guerre mondiale, les Puissances principales alliées ont appliqué le nom au territoire du Foyer national juif (San Remo, 1920) sous Mandat britannique.

Le nom « Palestine » perdure, même s'il a pris un sens politique et a perdu une partie de sa neutralité, spécialement après la création de l'État d'Israël en 1948.

Certains Israéliens et/ou Juifs perçoivent dans l'utilisation du terme « Palestine » un déni de l'existence effective de l'État d'Israël sur une partie de ce territoire, ou de sa légitimité sur cette même terre. Le fait de désigner par « Palestine » un éventuel futur État arabe sur les territoires palestiniens occupés accroît pour eux cette confusion.

Toutefois, la partie arabe continue d'appeler Palestine soit la région dans son intégralité, soit seulement la bande de Gaza et la Cisjordanie, tandis que le terme « Palestiniens » est adopté pour désigner les descendants des habitants de Palestine avant le début du conflit israélo-arabe, y compris souvent les habitants arabes de citoyenneté israélienne et les Juifs qui descendent des familles qui habitaient en Palestine bien avant les immigrations juives duxxe siècle (comme les Samaritains, les résidents juifs de Péki'in).

En archéologie, on emploie le mot « Palestine » pour désigner l'ensemble de la région, indépendamment de l'époque que l'on considère (néolithique, âges du bronze, âges du fer). On emploie, avec le même sens, le mot « Palestiniens » pour désigner l'ensemble des populations de la région. On parle donc, en archéologie, de Syrie et de Palestine, de Syriens et de Palestiniens.

L'historien Felix Abel, père dominicain à l'École Biblique de Jérusalem, écrit que le nom Palestine s'est étendu à l'époque d’Hérodote de la bande côtière habitée par les Philistins au pays habité par les Juifs "Donc du territoire des Philistins, le nom de Palestine s'est étendu à tout l'arrière pays qui forme la Syrie Méridionale. Par un procédé familier aux anciens on appliquait au pays entier le nom de la peuplade la plus proche et la plus accessible..." C'est-à-dire que le nom Palestine était utilisé tout d'abord par des gens venant de l'Occident, par les Grecs.

Le Royaume d'Israël du temps des Rois Saoul et David

Extension du royaume de David selon l'hypothèse « maximaliste ».

 

Noms et dates :

Le nom « Palestine » dérivé de celui des Philistins vient de l`hébreu ``peleshet``(פלשת) qui signifie ``envahisseurs``, peuple qui a vécu sur une partie de la bande côtière de la Méditerranée du sud-est, entre la fin de l'âge du bronze et le début de l'âge du fer.

Les Philistins sont mal connus, car ils n'utilisaient pas l'écriture.

On dispose de références à ce peuple dans des documents égyptiens (qui en font l'un des « Peuples de la mer » envahisseurs de l'Égypte sous Ramsès III) et désigne par « Peleset » (P-l-s-t) la région qu'ils habitent.

Les Philistins et leur pays « Peleshet » (פלשת Pəléšeth) sont également mentionnés dans la Bible (qui parle aussi de « Cananéens » à la fois antérieurs et voisins par rapport aux « Philistins ») : selon le texte, les Hébreux étaient régulièrement en guerre avec ce peuple dont les principales villes étaient Ashdod, Ashkelon, Ekron, Gath et Gaza.

Toutefois le mot « Palestine » n'apparaît jamais dans la Bible (qu'il s'agisse de l'Ancien ou du Nouveau Testament).

Dans les textes non bibliques, le terme de « Palestine » (Palaïstinê) apparaît pour la première fois sous la plume de l'historien grec Hérodote, auve siècle av. J.-C. (Histoires, 1,105 ; 2,104 ; etc.).

Ptolémée et, plus tard, en latin, Pline l'Ancien, parlent également de « Palestine », toujours lié au terme « Syrie ».

Sous la domination romaine, la deuxième révolte juive (132-135) aboutit à l'expulsion des Juifs de Jérusalem par Hadrien. Jérusalem est nommée « Aelia Capitolina » et la région est intégrée dans la province de « Syrie Palestine » (Syria Palæstina), nouvelle dénomination, calquée sur le grec, de ce qui était auparavant appelé en latin Syria Judaea (« Syrie Judée » ou « Syrie juive »). Parmi ceux qui préfèrent le nom Israël pour appeler cette terre, certains dénoncent donc l'utilisation du terme « Palestine » en référence aux Philistins comme un faux historique.

La référence biblique ne mentionne en effet « Peleshet » que lors des guerres entre Hébreux et Philistins, peuple habitant la zone côtière entre les actuelles Tel-Aviv et Gaza.

Le terme n'est jamais utilisé pour l'ensemble de la terre entre le fleuve et la mer qui est connue comme « Pays de Canaan » puis « Eretz Israel ».